CHÈRE MAMAN, JE N’AI TOUJOURS PAS TROUVÉ DE COPINE

 

 

Mise en scène : Alice Gozlan et Julia de Reyke

          Avec : Julia de Reyke, Andréa El Azan, Mélissa Irma,

    Roman Jean-Elie, Nathan Jousni, Zacharie Lorent

 

« Chère maman, en m’annonçant que c’était mon devoir de trouver la femme la plus belle et la plus adaptée à moi, avec qui je pourrais avoir une relation excitante, pleine de confiance et qui m’apporte des choses, tu m’as bien mis la pression. »
Falk Richter, Ivresse.

Ivresse nous pose de manière prégnante la question du bonheur dans notre société. La quête du bonheur est ici une recherche sur le court terme dans laquelle les nécessités de la satisfaction immédiate des désirs et celle de présenter sans cesse des signes extérieurs de réussite sociale et professionnelles semblent plus écraser les êtres que de constituer un pas vers leur « accomplissement ». Les personnages de Falk Richter sont en cela profondément ambigus : ils évoluent et font partie intégrante d’une société phagocytée par la pensée néolibérale, le développement individuel, et l’auto représentation, mais ils sont à contrario toujours tendus vers ce que l’on pourrait appeler la tentation de se créer des idéaux…

Chère maman, je n’ai toujours pas trouvé de copine est une création collective où l’écriture plateau est au centre de notre recherche. Nous avons choisi de parler du rapport amoureux en mettant en regard la question de l’influence de notre société occidentale (ses codes, ses normes, ses représentations collectives) sur la sphère de l’intime, et la notion d’utopie amoureuse : qu’est-ce qu’un amour idéal ? Comment vivre son amour ? Que pourrait être une utopie amoureuse, une utopie du couple ?